Mai 25 2011

La Défense Lincoln ***

On vient d’avoir dans l’actualité un exemple du système judiciaire américain qui vient d’être exposé chez nous avec l’affaire DSK. Ici dans la défense Lincoln, un polar rondement mené, on y suit un avocat de la cité des anges aux Etats Unis, de tout ce qu’il y a de plus véreux, pour lequel seul compte le porte monnaie du client avant sa culpabilité ou pas, et comment se dernier va s’y prendre pour tirer son client d’affaire.

L’avocat enchaine les dossiers dans les tribunaux, il a adopté pour bureau une vieille Lincoln ce qui vaut le titre de ce film. C’est Matthew McConaughey qui l’interprète, beaucoup vu dans des comédies jusqu’à présent, et qui incarne avec justesse ce Mick Haller.

Alors l’avocat est confronté à un nouveau dossier, celui d’un jeune et riche play-boy de Beverly-Hills accusé d’une tentative de meurtre. D’une affaire facile et très rentable, il ne va pas tarder à s’enliser assez rapidement. Un bon polar pour cette défense Lincoln, et du beau monde avec la belle Marisa Tomei et William H. Macy, l’époux à la vie de Linette de Desperate Housewife que l’on connait surtout pour ses rôles dans les films des frères Cohen notamment… et que l’on retrouve ici en détective… heuu comment dire… velu… avec une coupe de cheveux version Vercingetorix.

 


Mai 18 2011

The Tree of Life *

Il était le film le plus attendu de la compétition officielle de cette 64ème édition du festival du film international de Cannes. Il en est reparti avec la palme d’Or, le titre suprême. The Tree of Life, le cinquième film de Terrence Malick est bien loin de faire l’unanimité. Il divise : chef d’oeuvre pour certains, navet pour d’autres.

Au départ il y a cette volonté du cinéaste le plus mystérieux du cinéma américain de nous conter l’histoire de cette famille américaine, dans les années 50, dont le grand fils de 19 ans décède.
Alors oui, l’esthétique du film est irréprochable, le parti pris de réalisation culotté et intéressant. Mais je fais partie partie personnellement de ceux qui aurait préféré un peu plus de linéarité pour ce film, et auraient passé sur les 30 minutes du trip métaphysique de la genèse de la planète, suivi des images de la terre vue du ciel par Terrence Malick.

Au résultat, nombre s’accordent à dire que The Tree of Life devra être revu avec un regard différent, le temps que ces images murissent en chacun d’entre nous, et que Malick pourra alors côtoyer un autre très grand nom du cinéma : Kubrick. On en reparlera.


Mai 4 2011

De l’eau pour les éléphants **

Hollywood puise régulièrement dans les best-sellers pour nous offrir une nouvelle romance à porter sur les écrans. Celle de « De l’Eau pour les Eléphants » nous entraine dans l’univers du cirque. Le film débute à notre époque, où un papi se met à raconter l’histoire de sa vie, au début des années 30, celle de ce jeune étudiant vétérinaire aux origines polonaises fraichement intégré dans une Amérique en pleine grande dépression.

Son destin lui échappe, il se retrouve propulsé soigneur au sein du cirque des frères Benzini que dirige d’une main de fer August, loin de la magie et du rêve qu’il vend. Un personnage campé par le Christoph Waltz vu en nazi dans l’Inglourius Blasters de Tarentino. Le jeune homme est lui porté à l’écran par Robert Pattinson qui continue à s’émanciper de la saga Twilight qui l’a révélé, et Reese Witherspoon est la jeune belle épouse du patron du cirque, dont le regard ne va pas tarder à se porter sur le jeune soigneur. Amour, trahisons et pirouettes et autres acrobaties sont au centre de l’intrigue.

Et à cela on ajoute Rosy. Certes elle n’a pas la ligne filiforme de Resse Witherspoon, cet éléphanteau californien est l’attraction du cirque ambulant des frères Benzini, et ne va pas tarder d’être au centre de l’intrigue.

A la réalisation Francis Lawrence, le même de Je suis une légende avec Will Smith réussi à nous tenir en haleine avec tous les ingrédients attendus : amour, espoir, rédemption et beauté des images, même si il manque la touche finale, la petite étincelle qui aurait pu nous faire totalement chavirer. Mais l’essentiel c’est que le show must go on !

 


Mai 4 2011

L’Aigle de la Neuvième Légion **

Une histoire de Bretons et de Romains avec l’Aigle de la neuvième légion. Mais pas celle que vous connaissez si ce n’est que l’époque est à peu près la même que celle des personnages de Goscinny et d’Uderzo, le parallèle s’arête ici. Le jeune personnage du film, rejetons d’un capitaine de légion porté disparu avec ses 5000 hommes vingt ans auparavant, tiens à laver l’honneur de son père, et à retrouver sa trace au fin fond de la zone interdite de Bretagne. L’Aigle était l’emblème de cette neuvième section sans nouvelles depuis.

L’Aigle de la neuvième légion est un film d’action, et de batailles, qui rentre dans la catégorie historique. Il réussi à nous transporter dans les combats de défense du territoire. Ici les Bretons apparaissent comme sales, affreux et barbares, et le romain colonisateur est lui civilisé, mais tout autant guerrier. Sans doute y’a-t-il une grande part de vérité ! C’est celle que nous livre en tout cas avec efficacité Kevin Macdonald, le réalisateur du Dernier Roi d’Ecosse et de Jeu de Pouvoir.

L’action est donc présente, les scènes de combat ne nous dissimule rien, amateurs d’hémoglobine, de têtes tranchées ou de jambes sectionnées, allez-y. Le tout servi avec un beau gosse à la tête du casting, Channing Tatum que l’on avait jusqu’à présent vu dans un registre différent, dans le beau mélo Cher John. Et à signaler également, cet Aigle voit la première apparition internationale qui ne passe pas inaperçue d’un certain Tahar Rahim, notre remarqué meilleur acteur et meilleur jeune révélation aux César 2009 pour le Un Prophète d’Audiard.


Avr 27 2011

Thor ***

Dans la famille des super-héros Marvel, je demande le super-héros demi-dieu : Thor.

Allez jusqu’à présent si vous cherchiez un point commun entre SpiderMan, Hulk ou Iron Man, et bien tous sont au départ des hommes ayant reçu le petit truc qui a fait d’eux de surhommes volant au secours de l’humanité.

Avec Thor, les studios Marvel, créateurs de super-héros pour la bande-dessinée depuis la fin des années 30 aux Etats-Unis, et depuis une dizaine d’année pour le cinéma, s’essaient au personnage mythologique. Le début de l’histoire nous transporte dans une lointaine galaxie, au royaume d’Asgard, où Thor le rejeton du roi, par son arrogance déclenche une guerre entre peuples ennemis. Banni, il est envoyé sur terre, et déchu de ses pouvoirs. Il rencontre une jeune scientifique qui lui tape dans l’œil, Nathalie Portman, et ne va finalement pas couler des jours tranquilles car il sera vite repéré par des guerriers qui vont vouloir lui faire la peau, et ne vont pas s’embarrasser de la petite ville américaine où Thor se réfugie, batailles et scènes d’action sont alors au rendez vous.

On pouvait se demander comment Marvel allait cette fois ci réussir à nous faire ingurgiter un nouveau super héros que personne d’entre nous ne connait. Ils ont plutôt bien réussi. Pour jouer ce guerrier inspiré des Vikings ils ont été cherché un jeune inconnu australien d’un mètre 90 nommé Chris Hemsworth, et côté réalisation Kenneth Branagh, le comédien et réalisateur anglais plutôt habitué à adapter du Shakespeare, qui s’essaie ici avec brio, à un nouvel univers, finalement pas si lointain de ce qu’il a pu faire précédemment.

Et c’est une réussite en tous points : visuelle avec des images et paysages magnifiques, surtout dans les séquences du royaume d’Asgard, mais aussi une réussite scénaristique et en termes de réalisation et d’action.

Ce samedi matin interview de Kenneth Branagh et de Chris Emsworth.


Avr 27 2011

Moi, Michel G, Milliardaire, Maître du monde ***

Vous prenez une dose de Bernard Tapie et une autre de Jean-Marie Messier, vous assemblez le tout, et cela nous donne ce Michel Gagnant, l’homme d’affaire star à qui tout réussi : fortune évidemment, pouvoir bien sur… la fortune aide, et sans doute tout autant pour l’amour… en tout cas c’est plutôt certain pour son cas.

Loin du portrait du grand homme moderne, dynamique et décomplexé dessiné quotidiennement par la presse économique, Michel Gagnant cherche à parfaire son image de winner absolu, par le biais d’un documentaire que cherche à faire sur lui un journaliste idéaliste et engagé.

On adore alors ce film aux allures de faux documentaire, où Laurent Lafitte (Les Petits Mouchoirs, ressemblance frappante avec Michel Leeb jeune) campe ce reporter qui se rêve à obtenir les images qui feront tomber ce vaniteux capitaine d’industrie, images qu’il met en boite sans trop de difficulté tant l’homme est décalé de vous et nous, et donc évidement les situations s’enchainent avec beaucoup d’humour. François Xavier Demaison et Laurent Lafitte nous le dise d’eux même.

Ecoutez l’interview intégrale de François-Xavier Demaison et de Laurent Laffite


Avr 27 2011

B.A.T. – Bon à Tirer ***

Une autre forme de rire avec Bon à tirer, le rire bourrin est développé à son paroxysme par deux réalisateurs qui connaissent plutôt bien le domaine, les frères Farrely ceux qui nous avait déjà servi Mary à tout Prix.

Owen Wilson est la vedette de cette comédie plus que légère où il est question de couples qui s’usent… et de l’idée d’offrir à son conjoint qu’elles ne contrôle plus, ce Bon à Tirer. Une autorisation à être infidèle pour une petite semaine, en espérant que cela les remettra sur le chemin de la fidélité à jamais, et sans l’utiliser.

Les deux vieux potes vont retrouver leur bande de jeunesse, et tout d’abord leurs premiers réflexes, l’alcool, qui jusqu’à présent n’a jamais fait très bon ménage avec la drague. Alcool, drague, rock’n’roll et surtout humour léger et toujours aussi fou avec une succession de scènes improbables, et toujours la propension des frères Farrelly de placer sur grand écran les attributs masculins sur grand écran… c’est tellement bourrin, osé et fou que ça nous fait rire ! Humour gras et décomplexé sont au rendez-vous de ce Bon à Tirer.


Avr 27 2011

John Rabe ***

La liste de Schindler version chinoise avec cette histoire qui nous plonge au tout début de la seconde guerre mondiale auprès de ce businessman allemand dirigeant la compagnie électrique de Nanking, une ville chinoise.

Le film retrace l’engagement de ce membre du parti nazi à sauver la population chinoise des asseaux japonais. John Rabe, et quelques autres étrangers vivant dans cette ville chinoise aurons permis de sauver jusqu’à 200 000 personnes.

Le film souffre peut être d’etre quelque peu académique dans sa réalisation, mais il reste toutefois émouvant, et permet de révéler au grand jour un épisode méconnu et meurtrier. Avec dans le casting l’américain Steeve Buscemi (Fargo & Reservoir Dogs), la française Anne Consigny et l’allemand Ulrich Tukur (Largo Winch).


Avr 20 2011

La fille du Puisatier ****

On a tous en mémoire la performance de Daniel Auteuil dans Jean de Florette et Manon des Sources, c’était il y a 25 ans, et son personnage d’Ugolin ne l’a jamais quitté. Celui qui a longtemps vécu en Provence a décidé d’y planter le décor de son premier film en tant que réalisateur avec cette nouvelle adaptation de l’œuvre de Marcel Pagnol.

La fille du Puisatier nous entraine alors dans une histoire d’honneur, d’honneur familial bafoué. On est juste quelques jours avant la seconde guerre mondiale, et à quelques encablures de Marseille, dans le pays de Salon de Provence, un homme élève seul depuis le décès de sa femme ses cinq filles. L’une d’entre elle, en âge de flirter va croiser le chemin d’un jeune aviateur issu d’une famille de commerçant. Ils vont fauter, un enfant va arriver alors que le pilote s’en va t en guerre, et que tout oppose les deux familles. Celle modeste du puisatier qui fait face aux Mazel qui ne veulent rien savoir de l’enfant, et le place sur le terrain du chantage dans le but de leur extorquer de l’argent. Sans la reconnaissance des parents de l’aviateur au front, la fille du puisatier n’est qu’une fille-mère.

L’histoire est touchante, les textes de Pagnol sont extrêmement bien mis à l’écran, et finalement ils n’ont pas vieilli d’une ride. On est plongé dans le sujet avec Daniel Auteuil lui-même pour interpréter ce puisatier avec à ses côtés un superbe casting : Kad Merad, l’ami et artificier, Jean-Pierre Darroussin et Sabine Azema pour interpréter le couple de commerçants, Nicolas Duvauchelle est le père de ce jeune enfant, la toute jeune et resplendissante Astrid Bergès-Frisbey est cette fille mère, et Marie-Anne Chazel s’est même vu confier un petit rôle.

Ecoutez l’interview intégrale de Daniel Auteuil


Avr 20 2011

Source Code **

Un blockbuster américain avec ce Source Code, second film de Duncan Jones, le fils de David Bowie qui nous plonge ici dans un thriller de science fiction plutôt intelligent, à défaut d’avoir bavé de moyens financier à gogo sur l’écran.

Jake Gyllenhaal, que l’on avait déjà vu dans Le Jour d’Après est ici un agent spécial qui se réveille à bord d’un train filant tout droit pour Chicago, dans la peau d’un autre homme. Il dispose de 8 minutes, le temps qui le sépare d’un attentat qui va faire sauter ce train, pour découvrir quel est le terroriste qui menace les passagers, et toute la mégapole américaine.

C’est efficace, même si on revit en permanence la même séquence perpétuellement, à la manière d’Un jour sans fin si vous vous souvenez d’ailleurs, et que l’on va découvrir le secret de cette technologie qui permet de replonger un soldat dans le corps d’une autre personne huit minutes avant son décès.

Et cocorico, ce Source Code distribué par M6 en France est produit par une société américaine nommée Vendome Pictures. Il faut juste savoir qu’elle est dirigée par Philippe Rousselet, un français qui a réussi à Hollywood.