Juin 8 2011

London Boulevard ***

Amateurs de films sombres et de gâchettes faciles vous allez trouver votre bonheur avec ce London Boulevard. Première réalisation du scénariste des Infiltrés, il y met en scène un Colin Farell tout juste sortie de prison avec tout plein de bonnes intentions. Cependant il ne va pas tarder à croiser un vieil ami des 400 coups tordus sur son chemin. Vite présenté au boss des caïds de la ville, notre héros refuse de s’associer avec ce dernier, et y préfère sa place de garde personnel pour une jeune star montante du cinéma, vivant reclus dans son hôtel particulier des quartiers chics de la ville de son côté.
Mais il ne suffit pas d’avoir la volonté de quitter la pègre pour s’en échapper, c’est plus compliqué et c’est ce que l’on va découvrir ici, même si notre personnage a le dont de franchir les obstacles avec tact.

Réalisé avec genre, ce polar bien mené a le défaut d’être légèrement gratuit dans la surenchère de violence à l’écran. Mis à part ça, il est une version divertissante de la découverte des bas fonds londoniens, bourré de personnages secondaires intéressants, et avec un Colin Farell à la fois doux et violent dans ce rôle… un costard qui semble taillé sur mesure pour lui.


Juin 1 2011

X-Men : Le Commencement ***

Pauvres mutants je dirai… dès qu’il y a un petit problème nucléaire il est pour eux… eux ce sont les X-Men.

Bon au passage cela dote ces personnages de super pouvoirs pour sauver l’humanité, et c’est bien de cela dont il est de nouveau question dans ce nouvel opus X-Men : Le Commencement.

Donc on reprend cette saga à succès, doté de trois épisodes jusqu’à présent, d’un spin off en bonus dédié à son héros Wolverine, que l’on ne retrouve pas du tout ici, désolé pour les fans de Hugh Jackman, mais voici donc désormais le prequel qui nous renvoi au tout début de l’histoire des X-Men.

D’ailleurs nous démarrons l’épisode en 1944. Ils sont jeunes, beaux et dotés de pouvoirs qu’ils ne maitrisent pas encore, et en proie avec eux-mêmes dans la lutte du bien et du mal.

Alors ce nouvel épisode nous compte la rencontre des personnages que l’on croisera pour certains plus tard dans les trois épisodes déjà vus, et notamment pour un certain Charles-Xavier qui deviendra le professeur, avec la création de l’école qu’il leur dédiera, et en toile de fond, il est ici question de guerre froide, car les mutants vont être plongés au cœur du conflit des missiles nucléaires de Cuba. Bonne idée.

C’est ingénieux de la part des scénaristes d’oser nous replonger dans un moment de l’histoire contemporaine, ce qui donne une réelle consistance au film qui n’en oublie pas d’être un excellent divertissement, excessivement bien filmé au passage, et bourré d’effets spéciaux. Que demandons-nous de plus ?

 


Juin 1 2011

Rendez-vous avec un ange ***

Isabelle Carré dans le rôle de l’ange. Elle est ici une infirmière. Dès le début de ce film nous apprenons qu’elle est invitée à produire sa démission de l’hôpital pour lequel elle travaille. Arrive alors à l’écran son époux Roland campé par Sergi Lopez, en grande forme cette année puisqu’il enchaine les rôles, et très vite les réalisateurs nous plongent dans le quotidien de cette femme, sans emploi désormais, qui n’ose pas avouer à son compagnon qu’elle ne travaille plus.

Judith, c’est son prénom, se trouve de nouveaux repères, une nouvelle vie. Lui se rend compte que quelque chose a changé, il découvre le licenciement. Mais depuis Judith est devenue de plus en plus mystérieuse, et gagne sa vie désormais en se rendant chez des particuliers où elle prodigue des soins en répondant favorablement aux demandes d’euthanasie. Je vous en dis pas plus. Petit film intimiste, ce Rendez-vous avec un ange a quelques airs de thriller, mais il se dévoile et s’apprécie comme un drame à part entière sans pour autant s’immiscer dans le débat de société.

 


Juin 1 2011

Un baiser papillon **

Un nouveau film choral cette semaine sur les écrans. Toujours la même recette, des personnages aux destins entremêlés pour ce premier film réalisé par l’épouse de Vincent Perez à la vie, Karine Silla Perez.

Vincent Perez fait donc partie du casting, tiens de nouveau le voici ici dans un second film cette semaine, et ça lui réussit bien mieux, aux côtés d’un riche casting, film choral oblige : Elsa Zylberstein, Jalil Lespert, Cécile de France, Valeria Golinio et tout plein d’autres.

Karine Silla Perez nous conte ici les bouts de vie de ses personnages où il est question d’amour, d’amitié, de famille, de beaux moments, et d’autres plus tristes avec des épreuves plus difficiles. Ca ressemble à du Lelouch, ça ressemble à la vie, ça sonne juste, même si le genre a été déjà vu à de nombreuses reprises, on y passe toutefois un bon moment.

Ecoutez ici l’interview complète d’Elsa Zilberstein

Ecoutez également l’interview complète de Karine Silla Perez


Juin 1 2011

Monsieur Papa *

Après avoir été omniprésent sur les écrans depuis le succès phénoménal de Bienvenue chez les Ch’tis, Kad Merad nous livre sa première réalisation avec ce Monsieur Papa.

Une comédie attendrissante, où un jeune enfant élevé seul se rêve d’un père, lui qui dont la mère dirigeante d’entreprise de haut vol a bien d’autres préoccupations. C’est Kad Merad qui va le devenir, comptable fraichement licencié de l’entreprise qu’elle dirige. Elle c’est Michèle Laroque.

Le hic c’est que Kad ne s’est pas contenté de traiter le sujet, mais d’y ajouter tout plein d’artifices… son personnage, solitaire du quartier chinois parisien s’amourache d’une mystérieuse femme asiatique vivant au dernier étage de son immeuble, la pédégère qu’interprète Michèle Laroque a une famille présente dans ses affaires plutôt envahissante avec notamment pour frère un Vincent Perez qui sonne totalement faux dans ce film, et pire ce Monsieur Papa est totalement prévisible, dénué de tout rebondissement et surprise. Quand à la réalisation, c’est à peine digne d’un téléfilm.

Un raté donc pour celui qui depuis les plus de 20 millions de spectateurs enchaine une carrière en dent de scie. Il saura sans doute s’en relever très rapidement…

 


Mai 25 2011

Le Complexe du Castor ***

Présenté hors compétition la semaine dernière à Cannes, ce nouveau film est signé de la belle Jodie Foster, le troisième qu’elle réalise précisément, et elle nous livre ici une fable sensible qui nous plonge au sein d’une famille américaine. Walter Black, quinquagénaire, marié, quelques enfants et chef d’entreprise dans le secteur du jouet n’est plus vraiment heureux. Il a perdu le gout de vivre.

Il va commettre l’irréparable, à moins d’être sauvé in-extremis par un castor en peluche. Epousant sa main droite, la marionnette devient l’intermédiaire entre Walter et ses proches. L’homme se retranche derrière son castor et reprend peu à peu goût à la vie.

Et ce qui est formidable avec Jodie Foster c’est qu’elle réussi à nous attendrir tout en nous faisant rire avec ce drame, sans verser une seule seconde dans le pathos. A ses côtés dans le film, ce père est interprété par un Mel Gibson sur le retour, et cela lui fait un très beau rôle alors qu’il sort tout juste de plusieurs polémiques, et nombreux frasques qui ont déchainé la presse outre atlantique…


Mai 25 2011

Very Bad Trip 2 ***

Après le carton phénoménal du premier opus, les joyeux fêtards de Very Bad Trip sont de retour. Exit Las Vegas, les voici parti en Thaïlande retrouver l’un d’eux trois parti se marier.
Les bonnes résolutions sont là, hors de question d’ingurgiter autre chose que du petit lait avant le moment fatidique. Mais seront-ils tenir leur promesse ? Evidemment non…
Et ce que l’on aime dans cette licence, c’est que le trio n’a toujours aucune limite, du moins, leurs auteurs.

A Bangkok, ville d’où on peut ne jamais revenir, les trois se réveillent dans un hôtel miteux et crasseux sans le moindre souvenir de ce qui a pu se dérouler la veille. Zack Galifianakis qui est le rondouillard de la bande se réveille crane rasé. Ed Helms arbore de son côté un tatouage sur le visage piqué à son idole Mike Tison, et le beau gosse de l’histoire Bradley Cooper est vite importuné par un drôle de singe habillé en tenue rock’n roll. Le reste dépasse l’entendement indique la production du film.
Donc ici, aidé de Chow, le mafieux asiatique croisé dans l’épisode un, la bande va rencontrer sur son chemin un gangster inquiétant, une série de malfrats, des dealers russes, un transsexuel et un moine bouddhiste qui sera témoin de la virée du groupe.

Bref, action et toujours autant d’humour sont au rendez-vous dans ce numéro deux. Et tant mieux !


Mai 25 2011

La Défense Lincoln ***

On vient d’avoir dans l’actualité un exemple du système judiciaire américain qui vient d’être exposé chez nous avec l’affaire DSK. Ici dans la défense Lincoln, un polar rondement mené, on y suit un avocat de la cité des anges aux Etats Unis, de tout ce qu’il y a de plus véreux, pour lequel seul compte le porte monnaie du client avant sa culpabilité ou pas, et comment se dernier va s’y prendre pour tirer son client d’affaire.

L’avocat enchaine les dossiers dans les tribunaux, il a adopté pour bureau une vieille Lincoln ce qui vaut le titre de ce film. C’est Matthew McConaughey qui l’interprète, beaucoup vu dans des comédies jusqu’à présent, et qui incarne avec justesse ce Mick Haller.

Alors l’avocat est confronté à un nouveau dossier, celui d’un jeune et riche play-boy de Beverly-Hills accusé d’une tentative de meurtre. D’une affaire facile et très rentable, il ne va pas tarder à s’enliser assez rapidement. Un bon polar pour cette défense Lincoln, et du beau monde avec la belle Marisa Tomei et William H. Macy, l’époux à la vie de Linette de Desperate Housewife que l’on connait surtout pour ses rôles dans les films des frères Cohen notamment… et que l’on retrouve ici en détective… heuu comment dire… velu… avec une coupe de cheveux version Vercingetorix.

 


Mai 18 2011

The Tree of Life *

Il était le film le plus attendu de la compétition officielle de cette 64ème édition du festival du film international de Cannes. Il en est reparti avec la palme d’Or, le titre suprême. The Tree of Life, le cinquième film de Terrence Malick est bien loin de faire l’unanimité. Il divise : chef d’oeuvre pour certains, navet pour d’autres.

Au départ il y a cette volonté du cinéaste le plus mystérieux du cinéma américain de nous conter l’histoire de cette famille américaine, dans les années 50, dont le grand fils de 19 ans décède.
Alors oui, l’esthétique du film est irréprochable, le parti pris de réalisation culotté et intéressant. Mais je fais partie partie personnellement de ceux qui aurait préféré un peu plus de linéarité pour ce film, et auraient passé sur les 30 minutes du trip métaphysique de la genèse de la planète, suivi des images de la terre vue du ciel par Terrence Malick.

Au résultat, nombre s’accordent à dire que The Tree of Life devra être revu avec un regard différent, le temps que ces images murissent en chacun d’entre nous, et que Malick pourra alors côtoyer un autre très grand nom du cinéma : Kubrick. On en reparlera.


Mai 4 2011

De l’eau pour les éléphants **

Hollywood puise régulièrement dans les best-sellers pour nous offrir une nouvelle romance à porter sur les écrans. Celle de « De l’Eau pour les Eléphants » nous entraine dans l’univers du cirque. Le film débute à notre époque, où un papi se met à raconter l’histoire de sa vie, au début des années 30, celle de ce jeune étudiant vétérinaire aux origines polonaises fraichement intégré dans une Amérique en pleine grande dépression.

Son destin lui échappe, il se retrouve propulsé soigneur au sein du cirque des frères Benzini que dirige d’une main de fer August, loin de la magie et du rêve qu’il vend. Un personnage campé par le Christoph Waltz vu en nazi dans l’Inglourius Blasters de Tarentino. Le jeune homme est lui porté à l’écran par Robert Pattinson qui continue à s’émanciper de la saga Twilight qui l’a révélé, et Reese Witherspoon est la jeune belle épouse du patron du cirque, dont le regard ne va pas tarder à se porter sur le jeune soigneur. Amour, trahisons et pirouettes et autres acrobaties sont au centre de l’intrigue.

Et à cela on ajoute Rosy. Certes elle n’a pas la ligne filiforme de Resse Witherspoon, cet éléphanteau californien est l’attraction du cirque ambulant des frères Benzini, et ne va pas tarder d’être au centre de l’intrigue.

A la réalisation Francis Lawrence, le même de Je suis une légende avec Will Smith réussi à nous tenir en haleine avec tous les ingrédients attendus : amour, espoir, rédemption et beauté des images, même si il manque la touche finale, la petite étincelle qui aurait pu nous faire totalement chavirer. Mais l’essentiel c’est que le show must go on !