Août 3 2011

Super 8 ****

J.J. Abrams réussit le mix parfait avec Super 8. Loin des remakes, reboot, super-héros ressuscités, et tout simplement suites que nous déversent les studios, voilà un blockbuster à l’ancienne comme nous avions plaisir d’en voir tant dans les années 70 et 80, années d’inventivité sans commune mesure de ces mêmes studios.

C’est d’ailleurs en plein dans l’année 79 que nous sommes plongés dans l’action de ce Super 8. Tout d’abord une bande de jeunes pré-ados se rêvent de devenir cinéastes, et utilisent la caméra de papa pour signer leur premier court métrage avec l’ambition de le montrer dans un festival. Tenez d’ailleurs, une base d’autobiographie dans ce Super 8, puisque à ce même âge, le futur réalisateur de blockbusters et créateurs de séries télévisés à succès (Lost & Alias notamment), en faisait de même.

La très bonne idée est d’ajouter d’autres ingrédients avec des scènes catastrophes et d’action : un convoi ferroviaire explose sous les yeux des jeunes, de la S.F. car un wagon transportait un extra-terrestre, et tous les autres ingrédients nécessaires à très bonne dose. Le tout porté par un cast junior digne des Goonies, une des références du cinéaste, avec bien d’autres comme E.T., A la rencontre du troisième type ou les Aventuriers de l’Arche Perdu. Bref Super 8 c’est un retour au cinéma américain des années 80 avec les moyens d’aujourd’hui. Et c’est tellement bien ficelé, qu’on a l’impression que c’est le grand film de studio de ces années que l’on a loupé !

J’ai rencontré J.J. Abrams lors de la conférence de presse parisienne, et j’y ai été de ma petite question.


Juil 13 2011

Les Mythos ***

L’outsider de cet été cinéma est une comédie française qui a tout emprunté des plus grandes… celles venus des states, c’est d’ailleurs ce que revendique à souhait le réalisateur de ces Mythos, Denis Thybaud qui s’est largement inspiré des plus populaires du genre outre atlantique avec quelques références bien choisies : Un fauteuil pour deux, Un jour sans fin ou le récent Rien que pour vos cheveux.

L’action, puisque le film n’en est pas moins doté, nous transporte dans le quotidien de trois petits lascars de cités, improvisés agents de sécurités via le « plan mytho » monté par l’un des leurs. Leur premier coup leur permet d’assurer la sécurité rapprochée d’une jeune et capricieuse héritière belge. Ça tombe bien pour elle, quelques tueurs sont à ses trousses, et pour le coup un peu moins bien pour les trois banlieusards inexpérimentés.

Avec un casting fait de petits nouveaux choisis avec talent, ces Mythos tiennent leur promesse, nous faire sourire et rire, même si le film s’adresse plus facilement à un public ados à prime abord. La réalisation et les dialogues sont soignés, et le tout en fait un outsider de choix face au sorcier de Poutlard.

Ecoutez ici l’interview intégrale d’Alban Ivanov (comédien), et de Denis Thybaud


Juil 2 2011

Switch ***

Ca a le gout de Ne le dis à personne de Guillaume Canet, une référence en la matière, certes ce n’est pas aussi abouti, mais l’histoire démarre au Quebec, dans le petite province, là où une jeune graphiste en galère d’emploi voit en l’été l’opportunité d’échanger sa belle maison au bord du lac avec un appartement en plein Paris.

A peine arrivée dans la capitale, elle se retrouve impliquée dans un assassinat qu’elle n’a pas commis, et face à une police qui en fait son suspect numéro un, elle décide de prendre la fuite.
C’est donc efficace. Notre Eric Cantona national est de retour sur l’écran en flic menant l’enquête, et la jeune québecquoise vient vraiment de là bas, c’est une vedette depuis son plus jeune âge outre atlantique, elle se nomme Karine Vanasse, et elle a démarré à la télévision canadienne dès l’âge de 10 ans, et ne va pas rester longtemps inconnue chez nous…

Alors oui si on l’a surtout remarqué pour des drames là bas, ici c’est l’occasion d’explorer un genre nouveau et on n’a pas fini d’entendre parler d’elle… je l’ai rencontré la semaine dernière sur Paris.

Ecoutez l’interview intégrale de Karine Vanasse


Juil 2 2011

Il n’est jamais trop tard **

L’affiche est splendide. Amateurs de comédies romantiques, voici un duo qui peut faire rêver… j’ai nommé l’un des roi du genre dans les années 90, Tom Hanks, dont on a le souvenir encore tous en tête de Nuits blanches à Seatle, et à ses côtés pour ce Il n’est jamais trop tard, de Julia Roberts.

L’histoire de ce film raconte comment le modeste employé modèle qu’est Tom hanks pour un hypermarché américain est mis à la porte parce que non diplomé, et donc sans avenir chez ce grand distributeur.

Dans la panade financière, il décide de repartir à la fac, et Julia Roberts est sa prof. La suite c’est dans ce film, qui est le second réalisé par Tom Hanks en personne. Il a fait beaucoup, pas simplement jouer et réaliser, mais il l’a aussi produit, écrit les dialogues et signé le scénario.

Ce n’est pas pour autant la comédie romantique du siècle, ce n’est pas mieux qu’une autre, et surtout loin du mythique Nuits blanche à Seatle, mais c’est suffisamment rafraichissant, et avouez l’affiche est belle !


Juil 2 2011

Case Départ **

Les deux humoristes révélés par Jamel Debouze au Jamel Comédie Club se rêvaient de passer de la télévision au cinéma.

C’est chose faite avec ce case départ où tous deux se découvrent deux demis frères d’origine antillaise, assez opposés dans leur mode de vie.

Au chevet de leur père mourant, les deux  recoivent pour héritage l’acte affranchissant, et qui a premis de rendre leur liberté à leurs ancètres. N’y prêtant que peu d’importance, pour les punir, ils sont renvoyés dans le passé et se retrouvent esclaves à leur tour.


Juil 1 2011

Les Tuche ***

Olivier Barroux, l’ex complice de Kad Merad dans le duo de télévision Kad & O. signe son quatrième film.

Une nouvelle comédie après celle sur le thème de l’intégration l’été dernier, L’Italien, et après avoir aussi réalisé Safari.
Les Tuche c’est sans doute son film le plus réussi, une comédie qui prend, et qui nous tuche aussi !!!

La famille Tuche vit à Bouzolle, je vous mets au défi de me dénicher ce village, ils ont l’accent local, un mélange de ch’ti et d’accent de l’Est, et ils gagnent le gros lot au loto.
Cathy Tuche joue toujours les mêmes numéros, sa date de naissance, et celle de Stéphanie de Monaco qu’elle idolâtre, et puisqu’ils ont 100 millions d’euro en poche, le patriarche Jeff Tuche veut emmener la famille à Monaco… et là imaginez les arriver avec leur accoutrement local dans la principauté… l’intégration dont il est ici aussi question ne vas pas être simple.

Jean-Paul Rouve est Jeff Tuche, affublé d’une belle perruque et d’une belle moustache.

Ecoutez l’interview intégrale de Jean-Paul Rouve

Ecoutez également l’interview intégrale d’Isabelle Nanty


Juin 29 2011

Transformers 3 – La Face cachée de la Lune **

Ils sont à la base un jouet de garçons, les transformers, et depuis 3 films désormais ce sont des robots extra-terrestre qui se livrent à un combat sans merci sur notre planete entre Autobots, les gentils, et les Decepticons, moins sympas pour le coup. Et dans ce troisième opus, voilà que l’on nous révèle que la lune dissimulait les premières arrivées des colonies robots dans sa face cachée, ce qui aurait motivé les missions d’exploration spatiales.

Alors c’est du blockbuster, efficace, mais surtout très bruyant à la tendance guerriere. Le métal s’affronte, et au milieu toujours le jeune Shia La Bœuf toujours bien accompagné. Plus de Megan Fox, mais ici c’est Rosie Huntington-Whiteley tout droit évadée de publicités pour une enseigne américaine de lingerie féminine qui lui donne la réplique. Ca dure deux heures trente. Amateurs du genre courrez, les autres fuyez !


Juin 15 2011

L’amour a ses raisons… ***

Le genre du film à sketches a connu ses heures de gloire dans le cinéma italien des années 50 à 70, époque où Cineccita était en pleine effervescence. Giovanni Verronesi le remet au gout du jour avec cette comédie italienne composée de trois histoires d’amour, saupoudrées de pincées de rires.

Trois histoires donc générationnelles, le jeune couple sans défauts, jusqu’au jour où monsieur s’en va en voyage d’affaire et va être tenté de faire vaciller son couple à la rencontre de la première belle venue. Le présentateur vedette de télévision, lui va plonger dans les filets d’une harceleuse mythomane nympho… et pour clore le vieux beau termine la journée dans le lit de la fille de son meilleur ami. Là c’est la surprise du film, les protagonistes de ce dernier sketch sont Robert de Niro, qui s’est laissé tenter par cette expérience italienne, et Monica Bellucci.

Avec l’amour a ses raisons, point de morale, la comédie à l’italienne a encore de beaux jours devant elle. Ça sent le soleil, l’infidélité à tout va, et les situations cocasses. Quelques bons ingrédients rassemblés suffisamment adroitement pour se laisser transporter avec délectation.


Juin 8 2011

Low Cost ***

Djerba – Paris en avion à zero euros, ça n’existe qu’au cinéma ! Mais fort heureusement il y a plus d’un vacancier crédule pour se retrouver coincé sur le tarmac tunisien pour les besoins de cette comédie grand public.

Mais la difficulté c’est que la compagnie qui affrète cet avion vient de faire faillite. Plus personne ne contrôle les passagers qui lancent une mutinerie, en prenne le contrôle aidé d’un ancien commandant de l’air à la retraite qui ne rêvait que de ce moment faut croire. C’est Gérard Darmon.

Une des hôtesses Judith Godrèche prend part avec les passagers dont fait partie Jean-Paul Rouve qui s’amourache de cette dernière.

On est alors partie pour une heure trente de délires, de situations improbables et de gags… on sortira que très peu de cet avion, et pourtant on ne s’ennui pas une seule seconde. L’humour des Z.A.Z. est en partie retrouvé ici et ce Low Cost est un excellent divertissement à voir à la veille des grands départs de vacances !

Retrouvez ici l’interview intégrale de Gérard Darmon et de Jean-Paul Rouve


Juin 8 2011

Une séparation ***

Une séparation est un magnifique drame iranien, qui au-delà de nous conter une simple histoire familiale, va bien plus loin et nous livre une chronique sociale de ce pays à travers le prisme de deux couples, l’un moderne et l’autre plutôt traditionnel.

On y découvre un Iran totalement méconnu avec une société très proche de la notre sur beaucoup de points de vue, et l’histoire nous entraine dans le quotidien de Nader, dont l’épouse veux rejoindre l’occident et fait le choix de la séparation. Il embauche une femme pour s’occuper de son père alité. Après une altercation avec cette dernière il est accusé de lui avoir provoqué avec violence une fausse couche. La réalité des choses est altérée… la justice s’en mêle, et c’est rapidement la descente aux enfers que nous vivons aux côtés de notre personnage, et tout s’en mêle alors : religion, morale, exil.

Le tout est magnifiquement filmé sous le regard du réalisateur d’Asghar Farhadi, remarquablement interprété, à tel point qu’il a raflé tous les prix au festival de Berlin : l’Ours d’Or pour le film, et les prix d’interprétation pour le casting féminin et masculin.

Retrouvez ici l’interview complète d’Asghar Farhadi