fév
15
2012
Elle a dirigé d’une main de fer le Royaume Uni durant plus de onze ans.. Elle a marqué toute une génération d’anglais et d’européens, et son nom reste synonyme de fermeté aujourd’hui encore. Par ce biopic, Maggie pour les intimes, Margaret Thatcher de son nom, nous est contée de l’après-guerre à aujourd’hui. Désormais vivant une existence recluse, solitaire, après le décès de son époux en 2003, et surtout elle est victime de nombreuses hallucinations. Ce prétexte est l’occasion pour la réalisatrice Phyllida LLoyd de nous permettre de revivre sa carrière, allant de son engagement politique à l’après-guerre jusqu’en 1990, année où elle ne se représente pas à sa propre succession en tant que premier ministre.
Soulignons les deux performances au rendez-vous de ce film : Phyllida Lloyd nous captive avec la carrière d’un personnage politique complexe. Elle a à la fois été des plus impopulaires et haïe, bien qu’elle ait systématiquement été réélue à trois reprises en écrasant ses concurrents. L’autre prouesse est celle de Meryl Streep, et de son interprétation sans faute, maquillage aidant. Les anglais ont de leur côté décrié un film mettant en trop en avant la démence de leur ex-dirigeante. La Dame de Fer permet plutôt de consacrer une femme de convictions dans l’accession plutôt noble, et l’exercice d’un pouvoir qui ne laisse jamais indemne, ni elle, ni ses proches, et encore moins les anglais.
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fév
15
2012
Dès le départ on assiste à l’évasion spectaculaire de Nick, cet ex-flic tombé pour vol sait y faire. Il se réfugie dans une chambre d’hôtel new yorkaise, prend un dernier gueuleton au champagne, et s’approche du vide enjambant la fenêtre pour rejoindre le rebord. L’alerte au suicide est déclarée. Le périmètre est bouclé, et personne ne sait encore qui il est, et quelles sont ses intentions. Les spectateurs que nous sommes n’en savent pas plus.
Dos au mur est l’occasion de retrouver Sam Wortington, révélé par Avatar dans une course contre la montre qu’il dirige dans le but de faire reconnaitre son innocence. Au bord du précipice, sera-t-il emmené à se laisser tomber d’une vingtaine d’étages ? Entre négociations et action, Dos au mur ménage un suspense certain, dévoile au fil des minutes palpitantes qui se succèdent les réelles intentions de Nick, et de son équipe.
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fév
15
2012
Chaque réalisation de Steven Spielberg est un évènement. Associé à Peter Jackson, il nous a livré un premier opus des aventures de Tintin cet automne, et avant un nouvel épisode, et un tout nouveau film de science-fiction attendu pour l’an prochain, le cinéaste le plus adulé au monde, nous revient avec un genre qui lui a aussi donné quelques succès : le film de guerre.
Nous sommes dans le Sud de l’Angleterre peu avant le premier conflit mondial. Un fermier endette sa famille en revenant du marché aux animaux avec un cheval dont personne ne croit au potentiel. Son jeune fils s’obstine à le dresser, et le rendre rentable par la culture de leurs terrains. C’est sans compter sur la guerre qui approche à grand pas. Rapidement, leurs chemins se séparent. Dressé, l’armée du royaume réquisitionne l’animal. Il part en France sur le conflit et ne va cesser de passer de mains en mains.
Sous le prétexte de ce cheval, Spielberg nous livre sa vision de la première guerre mondiale. Conflit auquel il ne s’était jusqu’à présent pas intéressé. Le film nous entraine jusqu’aux tranchées et leurs no man’s land. Seulement si le grand maitre qu’il est à la réalisation nous livre de superbes images, cela ne suffit pas à faire un grand film. La succession de personnages ne nous permet pas de nous attacher à aucun d’entre eux, à grands regrets.
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fév
15
2012
Lassés des comédies romantiques américaines dégoulinantes de bons sentiments, Dix hivers à Venise est son antithèse. Si son action nous transporte dans les magnifiques paysages de la lagune vénitienne, nos deux protagonistes Camilla et Silvestro ne voguent pas vers l’amour parfait en gondoles. Si lui est effronté, elle est plutôt réservée. Les deux jeunes adultes se cherchent entre sentiments amoureux et amitié… Nous allons suivre dix années de leur vie, de 1999 à la fin de la première décade des années 2000.
De petit film de fin d’étude italien à la consécration nationale par son nombre de prix obtenus aux équivalents locaux des César, Dix Hivers à Venise arrive sur les écrans à bonne période. Une réussite émotionnelle à voir à deux pour prolonger la Saint Valentin.
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fév
15
2012
Comment nait le terrorisme ? Nous concerne-t-il directement ? La Désintégration tient à nous apporter la preuve que cela est bien le cas tel un journal télévisé. On y suit Ali, Nasser et Hamza, trois jeunes issus des cités de la région lilloise. Recrutés par un habile radicaliste, ce dernier va utiliser leurs failles et révoltes pour les engager vers le pire. Souffrant quelque peu de la forme se rapprochant du documentaire, le film n’en demeure pas moins intéressant par son réalisme.
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