El Chino ****
Quelques pécheurs japonais ont fait la terrible expérience de subir une chute de vache. Ce n’est pas tous les jours qu’un bovin tombe du ciel détruisant tel un missile un bateau. C’était en 2007. De ce fait divers réel, Sebastian Borensztein s’en est inspiré pour point de départ de son El Chino.
Les premières images nous transportent en Chine auprès de Jun et de sa jeune fiancée. En pleine mer, au moment où Jun s’apprête à lui faire sa déclaration de mariage sur une petite embarcation de bois, une vache s’écrase sur la jeune femme. Dépité par cette tragédie personnelle, Jun quitte le pays, et pars à la recherche de son oncle en Argentine.
Roberto de son côté est quincailler à Buenos Aires, solitaire et aigris. Son seul plaisir consiste à collectionner les faits divers insolites. Roberto est emmené à accueillir Jun. L’arrivée de ce dernier va bouleverser sa petite existence, et l’ouvrir aux autres. Un film insolite et touchant.
Nous sommes en 2007. La jeune Tal vit à Jérusalem après avoir passé sa jeunesse en France. Elle accepte difficilement cette nouvelle vie où le drame peut survenir à tout moment dans un pays en conflit, et dans lequel les civils sont pris pour cible. Naïm est lui palestinien. Il vit près de Gaza et va découvrir sur une plage la bouteille qui contient la lettre que Tal a adressé dans l’espoir d’échanger avec un palestinien. Une correspondance s’installe entre eux. Un magnifique second film pour le réalisateur Thierry Binisti, non seulement touchant, les jeunes comédiens portent l’espoir, mais également passionnant par son immersion des deux côtés de la poudrière proche-orientale.



