Take Shelter ****

Dans l’Amérique moyenne de l’Ohio frappée de plein fouet par la crise, Curtis, sa femme et sa fille de six ans vivent modestement dans leur petite maison à crédit. Il est chef de chantier. Des angoisses nocturnes viennent le hanter dans ses rêves. Curtis cauchemarde de tornades, aperçoit d’inquiétantes apparitions, est pourchassé par des meutes d’oiseaux annonciateurs. Il voit le vortex se rapprocher dangereusement de sa famille. Rapidement Curtis ne dort plus, mets sa vie et celle des siens en parenthèse le temps de construire un abri adapté, car, il s’en persuade, le drame va arriver.

La force du film est de nous faire douter, changer d’avis à plus d’une reprise durant près de deux heures. Curtis devrait il consulter le psychiatre qu’on ne cesse de lui conseiller ? A-t-il raison de s’investir contre toute logique dans la construction de son abri ? Le réalisateur nous tiens en haleine jusqu’à la chute. Et ça tombe bien, à la manière d’un Sixième Sens, il nous livre toutes les réponses en quelques secondes majestueuses.


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