Mai 4 2011

De l’eau pour les éléphants **

Hollywood puise régulièrement dans les best-sellers pour nous offrir une nouvelle romance à porter sur les écrans. Celle de « De l’Eau pour les Eléphants » nous entraine dans l’univers du cirque. Le film débute à notre époque, où un papi se met à raconter l’histoire de sa vie, au début des années 30, celle de ce jeune étudiant vétérinaire aux origines polonaises fraichement intégré dans une Amérique en pleine grande dépression.

Son destin lui échappe, il se retrouve propulsé soigneur au sein du cirque des frères Benzini que dirige d’une main de fer August, loin de la magie et du rêve qu’il vend. Un personnage campé par le Christoph Waltz vu en nazi dans l’Inglourius Blasters de Tarentino. Le jeune homme est lui porté à l’écran par Robert Pattinson qui continue à s’émanciper de la saga Twilight qui l’a révélé, et Reese Witherspoon est la jeune belle épouse du patron du cirque, dont le regard ne va pas tarder à se porter sur le jeune soigneur. Amour, trahisons et pirouettes et autres acrobaties sont au centre de l’intrigue.

Et à cela on ajoute Rosy. Certes elle n’a pas la ligne filiforme de Resse Witherspoon, cet éléphanteau californien est l’attraction du cirque ambulant des frères Benzini, et ne va pas tarder d’être au centre de l’intrigue.

A la réalisation Francis Lawrence, le même de Je suis une légende avec Will Smith réussi à nous tenir en haleine avec tous les ingrédients attendus : amour, espoir, rédemption et beauté des images, même si il manque la touche finale, la petite étincelle qui aurait pu nous faire totalement chavirer. Mais l’essentiel c’est que le show must go on !

 


Mai 4 2011

L’Aigle de la Neuvième Légion **

Une histoire de Bretons et de Romains avec l’Aigle de la neuvième légion. Mais pas celle que vous connaissez si ce n’est que l’époque est à peu près la même que celle des personnages de Goscinny et d’Uderzo, le parallèle s’arête ici. Le jeune personnage du film, rejetons d’un capitaine de légion porté disparu avec ses 5000 hommes vingt ans auparavant, tiens à laver l’honneur de son père, et à retrouver sa trace au fin fond de la zone interdite de Bretagne. L’Aigle était l’emblème de cette neuvième section sans nouvelles depuis.

L’Aigle de la neuvième légion est un film d’action, et de batailles, qui rentre dans la catégorie historique. Il réussi à nous transporter dans les combats de défense du territoire. Ici les Bretons apparaissent comme sales, affreux et barbares, et le romain colonisateur est lui civilisé, mais tout autant guerrier. Sans doute y’a-t-il une grande part de vérité ! C’est celle que nous livre en tout cas avec efficacité Kevin Macdonald, le réalisateur du Dernier Roi d’Ecosse et de Jeu de Pouvoir.

L’action est donc présente, les scènes de combat ne nous dissimule rien, amateurs d’hémoglobine, de têtes tranchées ou de jambes sectionnées, allez-y. Le tout servi avec un beau gosse à la tête du casting, Channing Tatum que l’on avait jusqu’à présent vu dans un registre différent, dans le beau mélo Cher John. Et à signaler également, cet Aigle voit la première apparition internationale qui ne passe pas inaperçue d’un certain Tahar Rahim, notre remarqué meilleur acteur et meilleur jeune révélation aux César 2009 pour le Un Prophète d’Audiard.