Mai 25 2011

Le Complexe du Castor ***

Présenté hors compétition la semaine dernière à Cannes, ce nouveau film est signé de la belle Jodie Foster, le troisième qu’elle réalise précisément, et elle nous livre ici une fable sensible qui nous plonge au sein d’une famille américaine. Walter Black, quinquagénaire, marié, quelques enfants et chef d’entreprise dans le secteur du jouet n’est plus vraiment heureux. Il a perdu le gout de vivre.

Il va commettre l’irréparable, à moins d’être sauvé in-extremis par un castor en peluche. Epousant sa main droite, la marionnette devient l’intermédiaire entre Walter et ses proches. L’homme se retranche derrière son castor et reprend peu à peu goût à la vie.

Et ce qui est formidable avec Jodie Foster c’est qu’elle réussi à nous attendrir tout en nous faisant rire avec ce drame, sans verser une seule seconde dans le pathos. A ses côtés dans le film, ce père est interprété par un Mel Gibson sur le retour, et cela lui fait un très beau rôle alors qu’il sort tout juste de plusieurs polémiques, et nombreux frasques qui ont déchainé la presse outre atlantique…


Mai 25 2011

Very Bad Trip 2 ***

Après le carton phénoménal du premier opus, les joyeux fêtards de Very Bad Trip sont de retour. Exit Las Vegas, les voici parti en Thaïlande retrouver l’un d’eux trois parti se marier.
Les bonnes résolutions sont là, hors de question d’ingurgiter autre chose que du petit lait avant le moment fatidique. Mais seront-ils tenir leur promesse ? Evidemment non…
Et ce que l’on aime dans cette licence, c’est que le trio n’a toujours aucune limite, du moins, leurs auteurs.

A Bangkok, ville d’où on peut ne jamais revenir, les trois se réveillent dans un hôtel miteux et crasseux sans le moindre souvenir de ce qui a pu se dérouler la veille. Zack Galifianakis qui est le rondouillard de la bande se réveille crane rasé. Ed Helms arbore de son côté un tatouage sur le visage piqué à son idole Mike Tison, et le beau gosse de l’histoire Bradley Cooper est vite importuné par un drôle de singe habillé en tenue rock’n roll. Le reste dépasse l’entendement indique la production du film.
Donc ici, aidé de Chow, le mafieux asiatique croisé dans l’épisode un, la bande va rencontrer sur son chemin un gangster inquiétant, une série de malfrats, des dealers russes, un transsexuel et un moine bouddhiste qui sera témoin de la virée du groupe.

Bref, action et toujours autant d’humour sont au rendez-vous dans ce numéro deux. Et tant mieux !


Mai 25 2011

La Défense Lincoln ***

On vient d’avoir dans l’actualité un exemple du système judiciaire américain qui vient d’être exposé chez nous avec l’affaire DSK. Ici dans la défense Lincoln, un polar rondement mené, on y suit un avocat de la cité des anges aux Etats Unis, de tout ce qu’il y a de plus véreux, pour lequel seul compte le porte monnaie du client avant sa culpabilité ou pas, et comment se dernier va s’y prendre pour tirer son client d’affaire.

L’avocat enchaine les dossiers dans les tribunaux, il a adopté pour bureau une vieille Lincoln ce qui vaut le titre de ce film. C’est Matthew McConaughey qui l’interprète, beaucoup vu dans des comédies jusqu’à présent, et qui incarne avec justesse ce Mick Haller.

Alors l’avocat est confronté à un nouveau dossier, celui d’un jeune et riche play-boy de Beverly-Hills accusé d’une tentative de meurtre. D’une affaire facile et très rentable, il ne va pas tarder à s’enliser assez rapidement. Un bon polar pour cette défense Lincoln, et du beau monde avec la belle Marisa Tomei et William H. Macy, l’époux à la vie de Linette de Desperate Housewife que l’on connait surtout pour ses rôles dans les films des frères Cohen notamment… et que l’on retrouve ici en détective… heuu comment dire… velu… avec une coupe de cheveux version Vercingetorix.

 


Mai 18 2011

The Tree of Life *

Il était le film le plus attendu de la compétition officielle de cette 64ème édition du festival du film international de Cannes. Il en est reparti avec la palme d’Or, le titre suprême. The Tree of Life, le cinquième film de Terrence Malick est bien loin de faire l’unanimité. Il divise : chef d’oeuvre pour certains, navet pour d’autres.

Au départ il y a cette volonté du cinéaste le plus mystérieux du cinéma américain de nous conter l’histoire de cette famille américaine, dans les années 50, dont le grand fils de 19 ans décède.
Alors oui, l’esthétique du film est irréprochable, le parti pris de réalisation culotté et intéressant. Mais je fais partie partie personnellement de ceux qui aurait préféré un peu plus de linéarité pour ce film, et auraient passé sur les 30 minutes du trip métaphysique de la genèse de la planète, suivi des images de la terre vue du ciel par Terrence Malick.

Au résultat, nombre s’accordent à dire que The Tree of Life devra être revu avec un regard différent, le temps que ces images murissent en chacun d’entre nous, et que Malick pourra alors côtoyer un autre très grand nom du cinéma : Kubrick. On en reparlera.


Mai 4 2011

De l’eau pour les éléphants **

Hollywood puise régulièrement dans les best-sellers pour nous offrir une nouvelle romance à porter sur les écrans. Celle de « De l’Eau pour les Eléphants » nous entraine dans l’univers du cirque. Le film débute à notre époque, où un papi se met à raconter l’histoire de sa vie, au début des années 30, celle de ce jeune étudiant vétérinaire aux origines polonaises fraichement intégré dans une Amérique en pleine grande dépression.

Son destin lui échappe, il se retrouve propulsé soigneur au sein du cirque des frères Benzini que dirige d’une main de fer August, loin de la magie et du rêve qu’il vend. Un personnage campé par le Christoph Waltz vu en nazi dans l’Inglourius Blasters de Tarentino. Le jeune homme est lui porté à l’écran par Robert Pattinson qui continue à s’émanciper de la saga Twilight qui l’a révélé, et Reese Witherspoon est la jeune belle épouse du patron du cirque, dont le regard ne va pas tarder à se porter sur le jeune soigneur. Amour, trahisons et pirouettes et autres acrobaties sont au centre de l’intrigue.

Et à cela on ajoute Rosy. Certes elle n’a pas la ligne filiforme de Resse Witherspoon, cet éléphanteau californien est l’attraction du cirque ambulant des frères Benzini, et ne va pas tarder d’être au centre de l’intrigue.

A la réalisation Francis Lawrence, le même de Je suis une légende avec Will Smith réussi à nous tenir en haleine avec tous les ingrédients attendus : amour, espoir, rédemption et beauté des images, même si il manque la touche finale, la petite étincelle qui aurait pu nous faire totalement chavirer. Mais l’essentiel c’est que le show must go on !

 


Mai 4 2011

L’Aigle de la Neuvième Légion **

Une histoire de Bretons et de Romains avec l’Aigle de la neuvième légion. Mais pas celle que vous connaissez si ce n’est que l’époque est à peu près la même que celle des personnages de Goscinny et d’Uderzo, le parallèle s’arête ici. Le jeune personnage du film, rejetons d’un capitaine de légion porté disparu avec ses 5000 hommes vingt ans auparavant, tiens à laver l’honneur de son père, et à retrouver sa trace au fin fond de la zone interdite de Bretagne. L’Aigle était l’emblème de cette neuvième section sans nouvelles depuis.

L’Aigle de la neuvième légion est un film d’action, et de batailles, qui rentre dans la catégorie historique. Il réussi à nous transporter dans les combats de défense du territoire. Ici les Bretons apparaissent comme sales, affreux et barbares, et le romain colonisateur est lui civilisé, mais tout autant guerrier. Sans doute y’a-t-il une grande part de vérité ! C’est celle que nous livre en tout cas avec efficacité Kevin Macdonald, le réalisateur du Dernier Roi d’Ecosse et de Jeu de Pouvoir.

L’action est donc présente, les scènes de combat ne nous dissimule rien, amateurs d’hémoglobine, de têtes tranchées ou de jambes sectionnées, allez-y. Le tout servi avec un beau gosse à la tête du casting, Channing Tatum que l’on avait jusqu’à présent vu dans un registre différent, dans le beau mélo Cher John. Et à signaler également, cet Aigle voit la première apparition internationale qui ne passe pas inaperçue d’un certain Tahar Rahim, notre remarqué meilleur acteur et meilleur jeune révélation aux César 2009 pour le Un Prophète d’Audiard.