Avr 27 2011

Thor ***

Dans la famille des super-héros Marvel, je demande le super-héros demi-dieu : Thor.

Allez jusqu’à présent si vous cherchiez un point commun entre SpiderMan, Hulk ou Iron Man, et bien tous sont au départ des hommes ayant reçu le petit truc qui a fait d’eux de surhommes volant au secours de l’humanité.

Avec Thor, les studios Marvel, créateurs de super-héros pour la bande-dessinée depuis la fin des années 30 aux Etats-Unis, et depuis une dizaine d’année pour le cinéma, s’essaient au personnage mythologique. Le début de l’histoire nous transporte dans une lointaine galaxie, au royaume d’Asgard, où Thor le rejeton du roi, par son arrogance déclenche une guerre entre peuples ennemis. Banni, il est envoyé sur terre, et déchu de ses pouvoirs. Il rencontre une jeune scientifique qui lui tape dans l’œil, Nathalie Portman, et ne va finalement pas couler des jours tranquilles car il sera vite repéré par des guerriers qui vont vouloir lui faire la peau, et ne vont pas s’embarrasser de la petite ville américaine où Thor se réfugie, batailles et scènes d’action sont alors au rendez vous.

On pouvait se demander comment Marvel allait cette fois ci réussir à nous faire ingurgiter un nouveau super héros que personne d’entre nous ne connait. Ils ont plutôt bien réussi. Pour jouer ce guerrier inspiré des Vikings ils ont été cherché un jeune inconnu australien d’un mètre 90 nommé Chris Hemsworth, et côté réalisation Kenneth Branagh, le comédien et réalisateur anglais plutôt habitué à adapter du Shakespeare, qui s’essaie ici avec brio, à un nouvel univers, finalement pas si lointain de ce qu’il a pu faire précédemment.

Et c’est une réussite en tous points : visuelle avec des images et paysages magnifiques, surtout dans les séquences du royaume d’Asgard, mais aussi une réussite scénaristique et en termes de réalisation et d’action.

Ce samedi matin interview de Kenneth Branagh et de Chris Emsworth.


Avr 27 2011

Moi, Michel G, Milliardaire, Maître du monde ***

Vous prenez une dose de Bernard Tapie et une autre de Jean-Marie Messier, vous assemblez le tout, et cela nous donne ce Michel Gagnant, l’homme d’affaire star à qui tout réussi : fortune évidemment, pouvoir bien sur… la fortune aide, et sans doute tout autant pour l’amour… en tout cas c’est plutôt certain pour son cas.

Loin du portrait du grand homme moderne, dynamique et décomplexé dessiné quotidiennement par la presse économique, Michel Gagnant cherche à parfaire son image de winner absolu, par le biais d’un documentaire que cherche à faire sur lui un journaliste idéaliste et engagé.

On adore alors ce film aux allures de faux documentaire, où Laurent Lafitte (Les Petits Mouchoirs, ressemblance frappante avec Michel Leeb jeune) campe ce reporter qui se rêve à obtenir les images qui feront tomber ce vaniteux capitaine d’industrie, images qu’il met en boite sans trop de difficulté tant l’homme est décalé de vous et nous, et donc évidement les situations s’enchainent avec beaucoup d’humour. François Xavier Demaison et Laurent Lafitte nous le dise d’eux même.

Ecoutez l’interview intégrale de François-Xavier Demaison et de Laurent Laffite


Avr 27 2011

B.A.T. – Bon à Tirer ***

Une autre forme de rire avec Bon à tirer, le rire bourrin est développé à son paroxysme par deux réalisateurs qui connaissent plutôt bien le domaine, les frères Farrely ceux qui nous avait déjà servi Mary à tout Prix.

Owen Wilson est la vedette de cette comédie plus que légère où il est question de couples qui s’usent… et de l’idée d’offrir à son conjoint qu’elles ne contrôle plus, ce Bon à Tirer. Une autorisation à être infidèle pour une petite semaine, en espérant que cela les remettra sur le chemin de la fidélité à jamais, et sans l’utiliser.

Les deux vieux potes vont retrouver leur bande de jeunesse, et tout d’abord leurs premiers réflexes, l’alcool, qui jusqu’à présent n’a jamais fait très bon ménage avec la drague. Alcool, drague, rock’n’roll et surtout humour léger et toujours aussi fou avec une succession de scènes improbables, et toujours la propension des frères Farrelly de placer sur grand écran les attributs masculins sur grand écran… c’est tellement bourrin, osé et fou que ça nous fait rire ! Humour gras et décomplexé sont au rendez-vous de ce Bon à Tirer.


Avr 27 2011

John Rabe ***

La liste de Schindler version chinoise avec cette histoire qui nous plonge au tout début de la seconde guerre mondiale auprès de ce businessman allemand dirigeant la compagnie électrique de Nanking, une ville chinoise.

Le film retrace l’engagement de ce membre du parti nazi à sauver la population chinoise des asseaux japonais. John Rabe, et quelques autres étrangers vivant dans cette ville chinoise aurons permis de sauver jusqu’à 200 000 personnes.

Le film souffre peut être d’etre quelque peu académique dans sa réalisation, mais il reste toutefois émouvant, et permet de révéler au grand jour un épisode méconnu et meurtrier. Avec dans le casting l’américain Steeve Buscemi (Fargo & Reservoir Dogs), la française Anne Consigny et l’allemand Ulrich Tukur (Largo Winch).


Avr 20 2011

La fille du Puisatier ****

On a tous en mémoire la performance de Daniel Auteuil dans Jean de Florette et Manon des Sources, c’était il y a 25 ans, et son personnage d’Ugolin ne l’a jamais quitté. Celui qui a longtemps vécu en Provence a décidé d’y planter le décor de son premier film en tant que réalisateur avec cette nouvelle adaptation de l’œuvre de Marcel Pagnol.

La fille du Puisatier nous entraine alors dans une histoire d’honneur, d’honneur familial bafoué. On est juste quelques jours avant la seconde guerre mondiale, et à quelques encablures de Marseille, dans le pays de Salon de Provence, un homme élève seul depuis le décès de sa femme ses cinq filles. L’une d’entre elle, en âge de flirter va croiser le chemin d’un jeune aviateur issu d’une famille de commerçant. Ils vont fauter, un enfant va arriver alors que le pilote s’en va t en guerre, et que tout oppose les deux familles. Celle modeste du puisatier qui fait face aux Mazel qui ne veulent rien savoir de l’enfant, et le place sur le terrain du chantage dans le but de leur extorquer de l’argent. Sans la reconnaissance des parents de l’aviateur au front, la fille du puisatier n’est qu’une fille-mère.

L’histoire est touchante, les textes de Pagnol sont extrêmement bien mis à l’écran, et finalement ils n’ont pas vieilli d’une ride. On est plongé dans le sujet avec Daniel Auteuil lui-même pour interpréter ce puisatier avec à ses côtés un superbe casting : Kad Merad, l’ami et artificier, Jean-Pierre Darroussin et Sabine Azema pour interpréter le couple de commerçants, Nicolas Duvauchelle est le père de ce jeune enfant, la toute jeune et resplendissante Astrid Bergès-Frisbey est cette fille mère, et Marie-Anne Chazel s’est même vu confier un petit rôle.

Ecoutez l’interview intégrale de Daniel Auteuil


Avr 20 2011

Source Code **

Un blockbuster américain avec ce Source Code, second film de Duncan Jones, le fils de David Bowie qui nous plonge ici dans un thriller de science fiction plutôt intelligent, à défaut d’avoir bavé de moyens financier à gogo sur l’écran.

Jake Gyllenhaal, que l’on avait déjà vu dans Le Jour d’Après est ici un agent spécial qui se réveille à bord d’un train filant tout droit pour Chicago, dans la peau d’un autre homme. Il dispose de 8 minutes, le temps qui le sépare d’un attentat qui va faire sauter ce train, pour découvrir quel est le terroriste qui menace les passagers, et toute la mégapole américaine.

C’est efficace, même si on revit en permanence la même séquence perpétuellement, à la manière d’Un jour sans fin si vous vous souvenez d’ailleurs, et que l’on va découvrir le secret de cette technologie qui permet de replonger un soldat dans le corps d’une autre personne huit minutes avant son décès.

Et cocorico, ce Source Code distribué par M6 en France est produit par une société américaine nommée Vendome Pictures. Il faut juste savoir qu’elle est dirigée par Philippe Rousselet, un français qui a réussi à Hollywood.

 


Avr 18 2011

Conférence de presse de la 64ème édition du Festival de Cannes

Ce jeudi 14 avril, Thierry Fremaux et Gilles Jacob ont tenu la conférence de presse de la 64ème édition du festival du film international de Cannes, qui aura lieu des 11 au 22 mai prochain.

Vous pouvez écouter ci-dessous mon intervention depuis le grand salon de l’hôtel Intercontinental dans le journal de 12h30.


Avr 17 2011

Samedi 16 et dimanche 17 avril 2011

Invité du ween-end : Stéphane Debac

Les sorties en salles du 13 avril 2011
La Proie, .

Les sorties DVD de la semaine
Harry Potter et les Reliques de la Mort – 1ère partie – Edition simple,
Machete,
Petits meurtres à l’anglaise,
The horseman,
Le Village Des Ombres,
Le nanar de la semaine : Lady Gaga – Out of control.

Les coulisses du cinéma
Baz Luhrmann a recruté Ben Afflec pour son Gatsby le magnifique, James Bond 23… des news, Johnny English est lui aussi de retour, Taken 2, bientôt en tournage, Eddie Murphie devrait signer pour être James Brown,Daniel Auteuil devrait adapter la trilogie Marius Fanny & Cesar avec un extrait de son interview le confirmant, Smith père et fils chez Shyamalan,Dujardin et Lelouche passent derrière la caméra, Meg Ryan aussi.


Avr 13 2011

La Proie ****

Dupontel court encore, et est toujours sur vitaminé pour notre plus grand bien. L’an dernier on l’avait vu en fils indigne pourchassé par des gangsters dans le toonesque Le Villain qu’il avait réalisé. Le revoici dans le rôle d’un braqueur cette fois-ci.

Lucien Adrien qu’il interprète croupi dans une prison. Seul à savoir où est planqué le magot de son recel, il attend sa future libération. Il partage sa cellule avec un curieux personnage campé par Stéphane Debac, son codétenu, qui se déclare innocent, et sur qui pèse des accusations de viols et de meurtres sur de jeunes filles.

Avec ses allures de premier de la classe, on a du mal à croire nous même aux accusations. Elles volent rapidement en éclat, et le serial killeur présumé est libéré. Il se révèle être le véritable tueur, et va se servir de son ex-co détenu pour lui faire porter le chapeau de ses crimes, et lui voler sa fille et une partie de sa vie.
Franck Adrien devient la Proie, et doit désormais convaincre les forces de l’ordre qu’il n’est pas le tueur.

Mené sur un rythme haletant, le film d’Eric Vallette nous captive et nous subjugue. Servi par une interprétation excellente, et des seconds rôles magnifiquement distribués, de Stéphane Debac -la révélation du film-, à Sergi Lopez et Zinedine Soualem, cette Proie nous réconcilie définitivement avec le polar français que l’on pensait disparu… Erreur.

Ecoutez l’interview intégrale d’Albert Dupontel réalisée à l’occasion de la sortie de La Proie sur les écrans.


Avr 13 2011

Rio ***

Le nouveau film d’animation du réalisateur de l’Age de Glace, Carlos Saldanha, est plus personnel. Terminé d’explorer la préhistoire, après avoir signé trois cartons au box-office, il a obtenu carte blanche de son studio, la Fox, pour faire ce qu’il voulait de ce Rio qui nous transporte dans son pays : au Brésil.

Et c’est plus que réussi. Sur des rythmes musicaux déhanchés on suit les aventures de Blu, un oiseau rare, dernier mâle de son espèce, capturé alors qu’il est tout jeune, Il se retrouve à vivre une vie d’oiseau domestique dans les froides contrées du Minnesota aux côtés de sa propriétaire Linda. Un chercheur le retrouve, et se donne pour objectif de renvoyer Blu dans son pays natal, à la rencontre de son équivalent féminin, la très forte en caractère Perla. La rencontre est vite explosive, et Blu devra d’ailleurs commencer par apprendre à voler, et oui il ne sait pas voler !

Tous les ingrédients sont réunis afin de séduire petits et grands et vous transporter dans une belle aventure ensoleillée faite avec rythme et surprises.